Bienvenue sur Libre de lire, le blogue animé par les libraires de la Librairie La Liberté. Vous y trouverez conseils, suggestions de lecture, chroniques de livres et actualité littéraire. Bonne lecture!

Actualités

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    L’imparfaite amitié de Mylène Bouchard

    Le roman offre l’incursion dans l’intimité d’une femme, celle qui se voit un soir dans les yeux de sa fille et pour qui la transmission de son expérience devient alors un impératif. En résulte cette correspondance-confidence d’une mère pour sa fille, qui donne à appréhender le parcours de la femme libre et amoureuse qu’elle a été et qu’elle cherche à être encore. Le geste de l’écriture devient catharsis et permet à celle-ci de faire le point sur ses émois passés, ses pulsions, ses détours, ses rencontres heureuses et ses coups de gueule. S’ajoutent aux lettres, empreintes d’une délicate féminité, des parenthèses poétiques ou essayistiques, des listes ou encore des « tableaux typographiques », qui amènent la réflexion à déborder le cadre plus traditionnel du roman.

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    After de Jean-Guy Forget

    After fait partie de ces romans qui décortiquent l’« art d’aimer ». L’auteur y traite des relations passant du virtuel au réel, de l’amour à la haine, qui impliquent l’amour entre deux ou plusieurs personnes. Dans ce récit autofictionnel, Jean-Guy Forget nous fait vivre les montagnes russes de sa vie personnelle, dans ce chaos plus ou moins structuré de différents amours, de drogues et de fêtes arrosées. Nous passons d’un évènement à un autre, tout s’entrechoque. Le doute et les remises en question sont constants.L’écriture est pour lui un moyen de se débarrasser d’un surplus d’incompréhension, car, à défaut d’être compris par les autres, il tente de se comprendre lui-même en transposant ses états d’âme dans son récit.

  • Le syndrome de l’autruche de George Marshall

    Bien que la science soit sans équivoque sur le fait que « les émissions de gaz à effet de serre, attribuables pour l’essentiel à l’utilisation des combustibles fossiles et à la déforestation, ont considérablement réchauffé la température moyenne mondiale et continuent de le faire », il semblerait qu’une certaine proportion de sociétaires rejette au néant la validité des études scientifiques prouvant l’existence des changements climatiques. Dans Le syndrome de l’autruche, George Marshall tente d’évaluer le coût psychique d’une telle résistance aux discours écologiques en expliquant les fondements cognitifs du climato-scepticisme. L’essayiste vise à déterminer les failles psychologiques et les mécanismes universels cérébraux de défense qui légitiment le déni de la crise actuelle du système terrestre. Pour prendre les choses de plus loin, il s’agit pour George Marshall de comprendre comment les changements climatiques constituent un « défi ultime posé à notre capacité de donner un sens à ce qui nous entoure ».

  • Un aperçu de la rentrée littéraire 2018 aux Éditions Stock

    Existant depuis plus de 300 ans, les Éditions Stock font partie des maisons d’édition françaises d’envergure. Elles offrent un catalogue varié, présentant des auteurs confirmés comme des auteurs de la relève. On y apprécie les Philippe Claudel, Sofi Oksanen, Éric Faye, Jean-Louis Fournier… et on y fait des découvertes inattendues, comme l’excellent livre de Camille Laurens, La petite danseuse de 14 ans, que m’avait recommandé mon confrère Bruno il y a quelques mois et que j’avais adoré.

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    Détournement d’État de Julia Posca et Guillaume Hébert

    n cette période électorale, on ne peut nier que le livre de Julia Posca et Guillaume Hébert tombe à point nommé : une synthèse des quinze ans de règne libéral s’insère naturellement dans cette phase sensible de la vie démocratique. Puisant dans le large bassin d’études produites par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), les auteurs de Détournement d’État réussissent à dégager la logique qui a gouverné le Québec depuis 2003, par delà la fragmentation du traitement médiatique.

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    « The Expanse », la nouvelle star de la science-fiction

    Dans le futur, il est possible, grâce au développement du transport spatial, de peupler le système solaire. Différentes colonies sont fondées : d’abord sur Mars, puis sur Cérès qui se trouve dans la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter. Malgré toutes ces explorations, l’être humain est toujours seul dans le système solaire. Il n’y a pas de petits hommes verts sur Mars, ni de civilisations enfouies sous Jupiter. Mais l’homme étant l’homme, différentes factions se créent. La Terre et la planète Mars sont perpétuellement sur le pied de guerre, tandis que les Centuriens, et leur organisation politique, l’Alliance des Planètes Extérieures, sont perçus par les deux grandes puissances comme des terroristes. La tension monte lorsque le Canterbury, un vaisseau transportant de la glace vers Cérès, explose. La guerre est proche. Survivant de l’explosion, James Holden découvre que des scientifiques ont caché la présence d’une protomolécule extraterrestre et qu’ils s’apprêtent à la relâcher pour la tester sur les êtres humains. La survie de l’humanité est en jeu!

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    Nos suggestions estivales 2018

    La saison estivale s’accompagne souvent de moments accordés à la lecture. Les lecteurs occasionnels en… Read more

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    Commémorer Mai 68?

    « [D]ans le miroir de l’Histoire, les individus n’ont pas d’autres recours que de s’observer, puis de se souveniri. » Sans désamorcer cette idée, l’anthologie présentée par Sophie Doudet nous rappelle que Mai 68 est avant tout une affaire de parole, une volonté de témoigner. En fait, Commémorer Mai 68? nous offre un aperçu du climat affectif de l’époque et trace un schéma d’expériences individuelles mobilisant des idées et des images, lesquelles sont légitimées, invalidées, justifiées, accusées ou fusionnées dans le creuset de la mémoire collective.

  • «3 fois dès l’aube» de Lapière/Samama

    Denis Lapière et Aude Samama n’en sont pas à leur première collaboration. Après avoir rendu hommage au roman de Jack London (Martin Eden, Futuropolis, 2016), le scénariste et l’illustratrice choisissent d’adapter Trois fois dès l’aube, un roman d’Alessandro Baricco paru chez Gallimard en 2015i. L’album qui en résulte se dévore, peut-être encore davantage que le roman lui-même – qu’il n’est, soit dit en passant, pas nécessaire d’avoir lu pour apprécier à sa juste valeur l’histoire qui est mise ici magnifiquement en images.

  • Trente-cinq ans à jouer aux héros

    Il est probablement difficile de nos jours de réaliser à quel point la collection Un livre dont vous êtes le héros chez Gallimard a été un véritable phénomène de librairie durant la première moitié des années 1980. Je me souviens encore très clairement du premier de ces livres-jeux que j’ai tenu entre mes mains: Le Seigneur de l’Ombre, le troisième tome d’une collection aujourd’hui épuisée, Dragon d’Or. La couverture sombre affublée d’un spectre armé d’une fauche, les illustrations intérieures à l’atmosphère fantomatique de Léo Hartas et cette intrigante “feuille d’aventure” sur laquelle on notait tous les détails de notre propre aventure avaient capté instantanément mon attention. Je ne le savais pas encore mais je venais de poser le pied sur une lande marquée d’un imaginaire foisonnant.

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