Bienvenue sur Libre de lire, le blogue animé par les libraires de la Librairie La Liberté. Vous y trouverez conseils, suggestions de lecture, chroniques de livres et actualité littéraire. Bonne lecture!

Libre de lire

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    La plupart du temps je m’appelle Gabrielle de Stéfani Meunier

    Tout en s’apparentant à un récit, le roman de Stéfani Meunier recèle bon nombre de monologues : tour à tour, les personnages de Gabrielle et de Jasmine parlent d’elles-mêmes et de leur passé. À coups de chapitres courts, le roman laisse place aux pensées vagabondes des protagonistes, à des retours sur certains événements du passé et à l’histoire de Jean et de Lougan, laquelle oscille entre le bonheur et le malheur. Toute la beauté du livre de Stéfani Meunier réside dans les parallèles qui existent entre les personnages et leur passé, et qui s’emboîtent pour créer un tout. La jeune fille raconte son enfance, l’histoire de ses  »deux » mères et de son père doux et gentil, son refus de quitter le monde de l’enfance à tout jamais, etc. La mère fatiguée narre la vie qu’elle mène avec les jumeaux dysfonctionnels, tout en racontant sa vie d’avant lorsqu’elle habitait sur une île. Le thème du double revient constamment dans le récit, comme si chaque personnage en reflétait un autre.

  • Le corps souillé d’Éric Falardeau

    À la fois racoleur (corps et pornographie) et avilissant (souillures et fluides corporels), le titre du dernier essai d’Éric Falardeau ne cache pas moins un ouvrage nous plongeant dans une lecture palpitante. L’essayiste a entrepris une recherche fouillée sur deux genres cinématographiques mal-aimés: le gore et la pornographie. Selon l’auteur, ces deux genres sont inextricablement liés…

  • Je suis née dans un village communautaire de Kaya Takada

    On retrouve ce phénomène un peu partout dans le monde : des gens quittent leur vie quotidienne pour former une nouvelle communauté. Ces communautés, nous les nommons communes, écovillages, villages communautaires, éco-communauté et village associatif alternatif, et elles adoptent le même modèle : les gens se regroupent pour vivre en autarcie et s’adonnent à l’agriculture pour assurer leur subsistance, tout en essayant le plus possible de ne pas dépendre du monde extérieur pour quoi que ce soit. Pour un adulte, cette vie peut sembler idyllique; une vie où l’on s’occupe de la terre, de la communauté et de soi. Mais qu’en est-il des enfants? La mangaka Kaya Takada a vécu son enfance et son adolescence dans ce type de village au Japon. Dans le manga documentaire intitulé Je suis née dans un village communautaire, publié aux éditions Rue de l’échiquier, elle raconte son expérience et donne son point de vue.

  • couverture

    Vingt cinq moins un de Geneviève Piché

    Que faire quand un élève meurt subitement? Quand un enfant disparaît sans avertissement? Comment réagir? Comment rassurer les autres, leur expliquer qu’ils ne verront plus leur camarade de classe? Ce sont ces questions qu’aborde Geneviève Piché dans son roman Vingt-cinq moins un paru le mois dernier aux Éditions Québec Amérique.

  • simoneau

    Par la peau des couleuvres de Mathieu Simoneau

    Trois ans après la parution de son premier recueil, Il fait un temps de bête bridée, le poète de Québec Mathieu Simoneau nous revient avec un nouvel ouvrage, intitulé Par la peau des couleuvres et publié, tout comme le précédent, aux Éditions du Noroît.

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    Le dernier roi des loups de William Grill

    Entre documentaire et fiction, l’histoire est celle de Lobo le loup, membre d’exception de son espèce qui marquera l’imaginaire collectif de l’Ouest des États-Unis d’Amérique dans la deuxième partie du 19e siècle. Déterminés à erradiquer ces animaux considérés alors comme indésirables, fermiers et éleveurs ne cessaient de traquer Lobo et sa meute dans le but de les tuer. Pourtant, le roi des loups semblait faire preuve d’une ruse sans faille, déjouant tous les plans des hommes. En 1893, un naturaliste anglais nommé Ernest Thompson Seton, également chasseur de loups et dont la famille avait immigré au Canada quand il était petit, entendit parler de la rumeur entourant Lobo, qui peu à peu avait pris des allures de légende. Paré du meilleur équipement, il fit donc de la capture du loup son nouvel objectif.

  • bismuth

    Un lien familial de Nadine Bismuth

    Comme une toile d’araignée qui se crée progressivement, Un lien familial de Nadine Bismuth nous amène à vivre de façon intrigante un lien que partagent plusieurs personnages et familles.

  • « Petit éloge de l’anarchisme » de James C. Scott

    En tant qu’anthropologue, James C. Scott s’est particulièrement intéressé à l’étude des sociétés agraires et qui n’ont pas de modèles étatiques. Les éditions La Découverte publient d’ailleurs son nouvel opus, Homo Domesticus : une histoire profonde des premiers États, un ouvrage qui semble collé sur ses sujets de prédilection. Pour sa part, Lux en profite pour rééditer son petit livre Petit éloge de l’anarchisme, un essai sociopolitique qui demeure particulièrement rafraîchissant à lire.

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    Nick Cave, Mercy on me de Reinhard Kleist

    Honoré plusieurs fois pour son travail, Reinhard Kleist s’est taillé ces dernières années une place de choix sur la scène de la bande-dessinée allemande. Feuilletez son dernier album et vous constaterez de toute évidence pourquoi. Le portrait, dans la maîtrise du trait, est troublant: cheveux électriques, joues maigres, nez arqué, sourcils froncés et des lèvres molles qui traduisent l’insatisfaction, l’écoeurement. Après Johnny Cash et Fidel Castro, Kleist a vraisemblablement choisi un sujet au physique atypique…

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    Calfboy de Rémi Farnos

    Chris et son frère Burt ont réussi un braquage de train, un projet qu’ils ont mis des mois à préparer. Les deux desperados auraient bien de quoi se réjouir si ce n’était que Chris a égaré le butin lors d’une soirée bien arrosée. En effet, ce dernier a décidé, sur un coup de tête sûrement, de l’enterrer… Or, il ne se rappelle plus du tout à quel endroit! Qu’à cela ne tienne : son frère lui donne trois jours pour retrouver le matos. Les péripéties de Chris à travers un Far West digne des images panoramiques de John Ford (j’y reviens un peu plus loin) ne font pourtant que commencer : il fera la rencontre d’un jeune garçon qui décide de l’engager pour se débarrasser d’un hors-la-loi du nom de Sam Montonay. Voleurs de chevaux, indiens et fusillades font partie des clichés du western que Rémi Farnos va explorer avec humour au cours de cette aventure.

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